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Individual:
Arriver avec sa famille
Recensement : au rec. 1666 (46 ans).
Recensement : au rec. 1667 (47 ans).
Recensement : au rec. 1681 (60 ans).
Marriage:
Les Gagnon du Canada ont quatre ancêtres venus de France, plus précisément de Tourouvre et de Ventrouze, Perche, Normandie. D'abord, les frères Mathurin, Jean et Pierre vivaient sur une ferme, dans un petit village appelé La Gagnonnière
dans la forêt du Perche, entre Tourouvre et Ventrouze.
Leurs parents, Pierre Gagnon et Renée Roger, la tenaient de Barnabe et Françoise Crest, père et mère de Pierre (père), qui l'avait achetée le 28 décembre 1565 de Gervais Roger et Marion Aubert. On note aussi qu'ils possédaient une auberge au même endroit.
Robert, fils de Jean Gagnon et de Marie Geffroy, est venu de Ventrouze. Etablissement au Canada En 1635, on trouve les trois frères, Mathurin, Jean et Pierre à Québec où ils ouvrent un magasin de 60 pieds de front sur 24 de profondeur, rue St-Pierre, dans la basse-ville. Ils avaient comme co-propriétaire Macé Gravel qui a épousé Marguerite, fille de la soeur de ces trois premiers ancêtres, le 1er mai 1644 à Québec. Ils ont revendu ce commerce à Pierre Pellerin, le 9 octobre 1668.
Ils allèrent ensuite s'établir au Château-Richer. Il est même question, d'après Raymond Garlépy, qu'ils aient possédé le domaine St-Charles de Cap-Tourmente de 1640 à 1646. En 1655 arrive Robert, le quatrième ancêtre: il s'ins-talle sur une terre à l'île d'Orléans, concédée en 1656.
Mathurin, II est né le 22 octobre 1606 à La Gagnonnière à deux milles de Tourouvre où il fut baptisé. Il y demeura avec ses parents jusqu'à 29 ans. Il partit pour le Canada en 1635 avec ses frères. Il ouvre à Québec un magasin, étant le plus Instruit, car il était le seul à pouvoir signer son nom; c'est donc lui qui s'occupait des achats. On le voit faire un voyage en France en 1643 pour affaires à régler. Vers 1640, il s'établit au Château-Richer, sur une terre de 61/2 arpents de front sur 126 de profondeur, qui lui a été concédée; un plan terrier de 1663 la situe entre la terre de Michel Roullois et celle de Pierre Gagnon, son frère. De 1646 à 1674, il acheta et revendit plusieurs terrains au Château-Richer. Il en a même acheté un le 16 janvier 1674, qu'il a par la suite donné à son fils Mathurin, le 13 octobre suivant.
Quoi qu'étant le plus âgé, il se maria le dernier, le 30 septembre 1647, avec Françoise Boudeau, fille de François Boudeau et de Jeanne Jehan ou Panée, de la Roche-Guyon en Normandie. La mère de Françoise s'était mariée en France à Jacques Lehoux, et tous se trouvaient alors au Canada.
Françoise, n'était âgée que de treize ans lors de son mariage et Mathurin en avait quarante et un. Le mariage se fit dans la maison de Mathurin au Château-Richer. Jacques Lehoux signe lors du mariage comme témoin. Ils eurent seize enfants, mais neuf seulement se marièrent: cinq fils et quatre filles; les autres sont décédés en bas âge. Mathurin eut sa sépulture le 20 avril 1690, et Françoise, le 14 septembre 1699, au Château-Richer.
Jean, II naquit le 13 août 1610, au même endroit que Mathurin. A son arrivée à Québec, en 1635, à l'âge de 25 ans, il se lance lui aussi dans le commerce. En 1640, une terre de sept arpents de front sur le fleuve, sur cent vingt-six arpents de profondeur lui a été concédée au Château-Richer. De 1640 à 1652, il fit des achats et ventes de terrains au Château-Richer, mais il garda toujours celle concédée en 1640. A l'âge de 30 ans, il se maria le 29 juillet 1640, possiblement au Château-Richer, avec Marguerite Cauchon, âgée de 20 ans. Elle était fille de Jean Cauchon et de Marguerite Cointal, originaire du pays de Caux, région de Dieppe, France. Sa mère étant décédée le 9 janvier 1633, son páere s'était remarié le 4 avril 1633 à Jeanne Abraham, à Dieppe.
Marguerite, ses frères et ses soeurs vinrent au Canada avec leur père et belle-mère après 1633. Jean et Marguerite s'installèrent sur les arpents de terres qui leur avaient été concédés en 1640. Une carte de 1663 les place à 16 arpents à l'est de Mathurin, entre Jean Chapeleau et J. Lesot. Ils eurent huit enfants: six se marièrent, deux garçons et quatres filles; deux sont décédés en bas âge.
Jean eut sa sépulture le 2 avril 1670, au Château-Richer, et pour ce qui est de Marguerite, on ne donne aucune date certaine de sa sépulture.
Pierre, Celui-ci est né le 14 février 1612 à la Gagnonnière et fut baptisé à la Ventrouze, à trois milles de sa place natale. Il avait 23 ans lors de sa venue au Canada et devint commerçant avec ses frères. Tout comme aux deux autres, on lui concéda du terrain au Château-Richer, entre Mathurin son frère et Jean Cauchon (fils), d'une grandeur de 61/2 arpents de front sur le fleuve avec une profondeur de 126. Le 13 mai 1657, Pierre cède un demi-arpent de son terrain à Nicolas Lebel, entre sa terre et celle de Jean Cauchon (fils). Il le reprendra le 29 décembre 1668. A l'âge de 30 ans, il unit sa destinée à Vincente Desvarieux, fille de Jean et Marie Chevalier, de Saint-Vincent, d'Aubermail, pays de Caux, en Normandie. Après leur mariage, le 14 septembre 1642 à Notre-Dame de Québec, ils s'établirent au Château-Richer, où ils eurent dix enfants. Deux garçons et une fille se marièrent. Pierre-Paul est ordonné prêtre à Québec, en 1677, par Mgr De Lavai. Ce fut le premier de ce nom et le troisième Canadien à devenir prêtre. Les cinq autres enfants sont décédés en bas âge.
Une fille de Pierre Gagnon entra au couvent des Augustines, à l'âge de 13 ans. Les religieuses de l'Hôtel-Dieu de Québec, à la mort de M.-Madeleine survenue en1677, alors qu'elle n'avait que 22 ans, écrivirent ceci: «(elle) était véritablement comparable aux anges par sa pureté, son obéissance, son esprit de paix et de douceur, et pour sa dévotion..." La sépulture de Vincente eut lieu le 2 janvier 1695, et celle de Pierre, le 17 avril 1699, au Château-Richer.
Robert, Ce dernier est né le premier mars 1628, à Ventrouze, et fut baptisé dans cette même paroisse. Il vint au Canada en 1655 et on lui concéda, le 2 avril 1656, une terre de quatre arpents de front sur le fleuve et d'une profondeur qui se rend jusqu'à la route projetée (environ 641/2 ar-pents), située entre la terre de Guillaume Landry et celle de Jacques Perrot, à Ste-Famille de l'île d'Orléans. Selon le recensement de 1667, il avait défriché 15 arpents de son terrain et, en 1681, 20 arpents. A l'âge de 29 ans, le 3 octobre 1657, Robert se maria. M. De Queyius présida l'union de Robert et de Marie Parenteau, âgée de 16 ans. Sa future était née en 1641, à St-Nicolas de la Rochelle. Elle était venue au Canada comme fille à marier; car le premier octobre 1657, durant l'avant-midi, un contrat de mariage signé par le notaire Audouart fut passé à son appartement chez Mme Bourdon et Mme Daillebout, qui gardaient une maison de pension pour jeunes filles. Marie se dit fille d'Antoine Parenteau et d'Anne Poisson. Son père était charpentier et scieur de long.
Robert et Marie s'établirent sur la terre qui leur avait été concédée à l'île d'Orléans. Ils eurent dix enfants. Quatre garçons et deux filles se marièrent; deux filles devinrent religieuses et deux enfants décédèrent en bas âge. Ils élevèrent leur famille sur la même ferme, et Robert y mourut le 2 septembre 1703, tandis que Marie, après avoir, à l'étude du notaire Chambalon, fait son testament le 19 octobre 1705, fut inhumée le 17 novembre 1705. Tous deux reposent au cimetière de Ste-Famille, île d'Orléans.
Les descendants de Robert, qui sont allés s'établir sur la rive Sud du fleuve St-Laurent, à Rivière-Quelle et à Rimouski, portent le surnom de Gagnon dit Belles-îles ou Gagnon dit Belzile. On a prétendu que Robert était cousin des trois frères. Fait significatif, aucun d'entre eux ne figure à son contrat de mariage. En France, nulle relation entre les deux familles. S'il y avait parenté, elle était sûrement éloignée. Les père et mère de Robert étaient des gens qui vivaient dans le village de Ventrouze au Perche, ce sont les seuls détails que l'on donne à leur sujet.
Marguerite Gagnon, née le 5 octobre 1598, à la Gagnonnière, soeur des trois frères Gagnon, Jean et Pierre, vint elle aussi au Canada. Marguerite s'était mariée à Ventrouze, France, le 3 février 1624, à Eloi Tavernier. Après leur mariage, on les trouve établis à St-Malo de Randonnai, d'où venait Elol. Ils eurent au moins deux filles: Marguerite, née en 1627 et Marie en 1632, à St-Malo, France. En 1642, ils vendirent leurs biens de St-Malo, et le premier mai 1644, ils étaient à Québec où leur fille Marguerite se maria à Macé Gravel; ce dernier est dans le commerce avec les trois Gagnon. Est-ce qu'ils seraient venus avec Mathurin lors de son voyage d'affaires en Fran-ce en 1643?
On trouve aussi au Château-Richer, en 1647, témoin au contrat de mariage de Mathurin, la mère Renée Roger. Et quelques années plus tard, n'étant plus question d'elle ici, serait-elle retournée en France?
Pierre, leur père, était déjà décédé en France, entre le 16 décembre 1630, où il signa pour le décès de son frère Olivier et 1633 où, dans un acte de notaire on dit. Renée Roger, veuve de Pierre Gagnon.
Graphies et sens du nom Dans les différents écrits de France, à Tourouvre ou à Ventrouze, on trouve les graphies suivantes: Gangnon, Gaignon, Gaingnon, Gasgnon, Gaignion ou Gagnon. D'après Dauzat, le sens du nom Gagnon peut représenter l'ancienne occitan ganhon, jeune porc (sur-nom d'éleveur), aussi Gaignon (Normandie) chien de basse-cour, sobriquet d'un homme hargneux.
La famille Gagnon est l'une des plus nombreuses en Amérique française.
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